Mot d’étymologie inconnue, parfois déformé en “mironton”, que la légende rattache au refrain “mironton, mironton, mirontaine” de “Malbrough s’en va-t-en guerre”, chanson populaire créée en 1709, appliqué à une sorte de ragoût composé de tranches de viande de bœuf déjà cuites, réchauffées lentement dans une sauce aux oignons.

Comme cette formule est déjà mentionnée dans le “Cuisinier royal et bourgeois” de Massialot en 1691, il est plus vraisemblable d’y voir un dérivé de “miroter”, issu du latin “mirare” au sens de “voir”, parce que ce plat exige d’être surveillé.

“Le bœuf miroton est l’apanage des concierges : il mijote dans la loge pendant des heures entières et son parfum embaume tout l’escalier et monte en ondes appétissantes jusqu’au huitième étage…”

(Honoré de Balzac – Le Cousin Pons, 1847)

Terminologie tirée de “Mots de table, mots de bouche”, par Claudine Brécourt-Villards, chez Stock